Aujourd’hui, selon certains, nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, celle de l’anthropocène. Cela signifie qu’un degré irréversible d’atteintes à l’environnement est atteint.

Qu’en est-il des effets de ces pollutions sur l’espèce humaine ?

Dés 1998, l’OMS dénonçait une épidémie mondiale de maladies chroniques dont les facteurs environnementaux au sens large sont identifiés comme l’une des causes principales. En 2016, elle publiait un rapport « Prévenir la maladie grâce à un environnement sain » qui dénonçait le poids des environnements insalubres dans la mortalité des populations, particulièrement les populations défavorisées, avec un impact prépondérant de la qualité de l’eau.

L’une des causes les plus importantes des pathologies environnementales sont les pollutions chimiques qui nous soumettent à de très nombreuses expositions, que ce soit par l’air que nous respirons, l’eau que nous utilisons ou les sols où nous produisons notre alimentation.

L’attention se focalise aujourd’hui sur les perturbateurs endocriniens (PE) qui apparaissent comme l’un des risques les plus importants. Certaines études ont permis d’établir leurs conséquences néfastes : cancers hormonaux dépendants, troubles du métabolisme (diabète, obésité), troubles cognitifs et neuro-comportementaux (recul de la courbe de QI de 4 points, hyperactivité, autisme, maladie d’Alzheimer). Des études chiffrent le poids financier des dégâts sanitaires des perturbateurs endocriniens à hauteur de 157 milliards d’euros par an pour l’Europe et 350 milliards d’euros pour les Etats-Unis (Journal of Clinical endocrinology and metabolism).

La question de la pollution atmosphérique est quant à elle identifiée comme l’un des risques les plus importants pour la santé humaine, qu’il s’agisse de la pollution extérieure ou de la pollution de l’air intérieur. Ainsi, un rapport rendu par l’Agence européenne de l’environnement en octobre 2017 évalue le nombre de décès prématurés (avant 65 ans) dus à la pollution à environ 500 000 au sein de l’Union européenne, essentiellement en raison des concentrations trop élevées des particules fines (inférieures à 2,5 micromètre), de dioxyde d’azote et d’ozone.

D’autre part, The Lancet dresse un bilan inquiétant des effets du changement climatique sur la santé humaine qui laisse craindre qu’ils n’effacent le fruit de cinquante ans de progrès en santé publique.

Cet article a été rédigé conjointement par Nathalie Gimenes et Béatrice Parance, Professeur d’Université, co-Responsable pédagogique du Certificat Environnement & Santé.

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